Um testemunho de José Carujo

Um testemunho de José Carujo que, entre outros temas, fala sobre alguns concertos de José Afonso e Francisco Fanhais por terras de França.

C’est un billet sur le Chili rappelant le 11 septembre 1973 qui m’a fait penser à un événement majeur au Portugal : la chute du fascisme et à la chanson de José Afonso « Grândola vila morena » qui a servi de signal au soulèvement des troupes.La Révolution du 25 Avril a eu lieu trois jours après la naissance de mon plus jeune fils. Ce sont donc deux événements très heureux qui se sont succédés. Peu après la Révolution des OEillets, j’ai rencontré Zeca (José Afonso) pour la première fois lors d’un concert qu’il a donné en France, près de Paris. Nous avons parlé et j’ai proposé (à lui et à Francisco Fanhais qui l’accompagnait toujours et qui est l’actuel président de l’Association José Afonso) d’organiser d’autres concerts en France. Et cela a eu lieu de l’automne de 1974 jusqu’au printemps de 1976, donc, à peu près, pendant un an et demi. Je travaillais à cette époque-là dans la région parisienne et j’habitais à quelques cinq minutes de l’entreprise. J’avais beaucoup de temps disponible et dans la région il y avait beaucoup de “Maisons de Jeunes et de la Culture” que j’ai contactées et des concerts ont été organisés. Il ne s’agissait pas de percevoir un quelconque cachet, encore moins pour moi-même. Il suffisait que les voyages leur soient payés et qu’il leur reste un peu d’argent par concert (mais c’était une somme insignifiante, quelques centaines de francs français pour chacun d’entre eux). Je trouvais de la place chez des amis ou parfois chez moi où ils restaient dormir. Je me déplaçais avec eux vers les endroits où ils se produisaient. Après cette période, d’autres obligations professionnelles et l’évolution de la situation politique au Portugal ont fait que j’ai cessé d’organiser ces concerts de chansons d’intervention. Mais jamais je ne me suis éloigné d’eux dans l’esprit.J’ai eu l’opportunité de rendre visite à Zeca et Zélia, sa femme, à Brejos de Azeitão où ils habitaient, déjà quelques années après son dernier concert au Colysée de Lisbonne, peu avant sa mort. Il était déjà fort malade. Et quand aujourd’hui je passe près du village, par Vila Nogueira de Azeitão, sur la route en direction du Portinho da Arrábida, je pense à lui avec chagrin et tendresse, mais aussi avec admiration !Après tant d’années passées je suis heureux que Francisco ait pris la responsabilité qu’il a au sein de l’Association José Afonso et je suis heureux aussi d’écrire sur eux. Dans une interview donnée récemment par Francisco Fanhais à « LusoJornal », publié en France, Chico a dit : « Nous ne rêvions pas de devenir des vedettes : nous voulions contribuer, par le biais de la musique, à changer les choses et les mentalités au Portugal. Il était nécessaire de soulever la chape de plomb qui étouffait le pays. (…) Nous sommes arrivés à réunir dans un concert mille ou deux mille personnes et après quelques moments nous nous apercevions que tous chantaient en choeur quelques chansons comme, par exemple, « Les Vampires ». C’était une prise de position contre le pouvoir dominant. (…) Comme vous le savez peut-être j’ai été prêtre pendant six ans. Alors, à cause des positions que j’ai prises, j’ai été suspendu de mes fonctions. Étant prêtre je ne pouvais pas me conformer au silence et à la lâcheté de la hiérarchie par rapport aux problèmes politiques de cette époque-là. Une hiérarchie qui appuyait le régime. (…) Aussitôt après la mort de José Afonso nous avons créé l’Association José Afonso dont je suis président et l’adhérent n° 12 ! Quand j’ai commencé à chanter je savais que j’allais suivre des chemins dangereux. L’exemple de Zeca, son humanisme et son courage m’ont donné la force nécessaire pour poursuivre sur cette voie. (…) Si nous pouvions résumer ce que José Afonso a été, pour moi, il a été un citoyen conscient des problèmes de son époque et qui mettait son art, sa musique, sa poésie, sa voix, sa fraternité et sa générosité immenses au service que tous ceux qui avaient leurs voix bâillonnées » (Interview faite par Dominique Stoenesco).J’ai lu il y a quelque temps la préface du livre « Toutes les chansons (de José Afonso) partitions, paroles » publié récemment par Assírio et Alvim, dans lequel les auteurs critiquent l’ « analphabétisme musical »¹ et le « mauvais goût » de quelques directeurs de programmes de radio et de télévision qui ignorent l’oeuvre de José Afonso et glorifient le fait qu’il ait été « le chanteur le plus chanté par toutes les générations et différentes écoles de musiciens ». Les auteurs de la préface affirment aussi que « Réduire José Afonso au chanteur d’intervention, qu’il a (aussi) été, consiste à induire auprès du grand contingent de gens distraits l’idée de minorité artistique, (mal) associée à la chanson politique » (…) « Dans la réalité, toutefois, les chansons ayant un contenu expressément politique sont même minoritaires dans l’ensemble de son oeuvre. » (…) « José Afonso est notre plus grand chanteur d’intervention ! » : cette éloge si consensuelle et apparemment si généreuse est la forme la plus efficace de liquider l’oeuvre du grand maître de la musique populaire portugaise dans tout ce qu’elle a d’universel et artistiquement supérieur. » José Mário Branco², l’un des quatre auteurs du livre, a dit à l’Agence Lusa que : « Ranger José Afonso dans le tiroir de la chanson d’intervention consiste à ne pas comprendre que la dimension de son oeuvre est au niveau de ce qui a été fait de plus important dans le domaine de la musique populaire du vingtième siècle. Et s’il n’a pas eu l’impact qu’il méritait c’est seulement parce qu’il est né où il est né. Il y a toute une génération de musiciens et d’étudiants en musique qui peuvent découvrir et apprendre le répertoire de Zeca Afonso sans la charge politique des temps tout de suite après le 25 avril. »José Afonso restera à tout jamais dans la mémoire collective du peuple portugais. Partout dans le pays, il y a au moins 170 places, rues, ruelles, avenues, boulevards et même quartiers avec le nom de José ou Zeca ou même Docteur José Afonso. Alors quand d’ici cent ans un petit enfant demandera à son grand-père qui c’était José Afonso je pense que le grand-père aura su par son trisaïeul qui il a été et pourra répondre à son petit-fils.¹ Je me rappelle que Zeca me parlait du « national-chansonnetisme », dénonçant avec sonsympathique sourire moqueur les options « culturelles » de l’ancien régime.² José Mário est l’un des chanteurs portugais, à la fois interprètes et compositeurs, que je préfère entre autres de la même génération (la mienne, au bout du compte…), tels que : Chico Fanhais (cité ci-dessus), Sérgio Godinho, Fausto Bordalo Dias, Vitorino Salomé, Janita Salomé…

Retirado do blogue de José Carujo
Imagens do concerto de José Afonso no Théâtre de la Ville em 1981. Participam Sérgio Mestre, Janita Salomé, Júlio Pereira e Jean.
(Fotógrafo desconhecido)

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